Les profils des personnes ayant recours à l’aide alimentaire sont de «plus en plus hétérogènes», démontre une étude présentée par les Banques alimentaires le 27 janvier au Salon de l’agriculture. Ce phénomène est notamment lié aux crises économiques et sanitaires rencontrées depuis 2008. Le nombre de bénéficiaires a triplé en dix ans, passant de 820 000 en 2011 à 2,4 millions fin 2022. L’immense majorité d’entre eux (94%) vit sous le seuil de pauvreté. Les personnes seules (41%) et les familles monoparentales (31%) représentent la majeure partie des demandeurs. Les «travailleurs pauvres» sont de plus en plus nombreux à avoir recours à l’aide alimentaire. «Les deux tiers des personnes accueillies (ayant un emploi, NDLR) ont un contrat à temps partiel», et 60% sont en CDI, précisent les banques alimentaires. La directrice générale des banques alimentaires Laurence Champier relève que «de plus en plus de personnes stables» professionnellement font appel aux associations. La hausse des prix dans le commerce augmente significativement le recours à l’aide alimentaire, soulève l’étude. La cherté des produits alimentaires est la principale motivation invoquée par 63% des bénéficiaires, en hausse de 9% par rapport à 2020. En outre, 67% affirment qu’ils ne peuvent pas se passer de l’aide alimentaire (+15%).
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