Ancien président du syndicat France Grandes Cultures (Coordination rurale), Nicolas Jaquet annonce à Agra Presse qu’il a vendu à des éleveurs et des viticulteurs l’intégralité des 524 droits à paiement de base (DPB) de son exploitation des Landes. Il n’a donc déposé aucun dossier de demande d’aide Pac en 2021 pour sa ferme de 543 hectares et renoncé à environ 100 000 € de primes par an. «Je voulais en sortir avant ma retraite pour laisser à mes enfants une ferme libérée des aides et surtout des contraintes de la Pac». Tant que Nicolas Jaquet avait des responsabilités syndicales, il n’a pas «osé» réaliser cet acte, qu’il juge par ailleurs «impossible pour toute exploitation qui cultive uniquement du blé, de l’orge et du colza». C’est une conversion en bio, et une diversification en productions légumières et plantes médicinales, qui lui ont permis de faire progresser son chiffre d’affaires et facilité son renoncement aux aides Pac, retrace-t-il. «Je décide désormais en fonction de critères agronomiques ou de gestion et non pour rentrer dans un cadre absurde.» Cet agriculteur qui se qualifie aujourd’hui «d’affranchi» considère que «les aides Pac sont incapables de réorienter l’agriculture européenne face aux signaux prédominants des cours mondiaux imposés par les accords commerciaux».
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