Le rapport d’autopsie du joggeur de 26 ans décédé en 1989 à Saint-Michel-en-Grève dans les Côtes d’Armor (Bretagne) est «introuvable», rapporte le quotidien Ouest-France le 29 janvier (article payant). Persuadé que Jacques Thérin est mort part intoxication de sulfure d’hydrogène (H2S), issu de la putréfaction des algues vertes échouées sur le littoral, l’ancien médecin urgentiste Pierre Philippe s’était promis d’obtenir les résultats de l’autopsie pour le prouver. Dans un courrier reçu le 23 décembre, le procureur de la République de Saint-Brieuc lui indique qu’il n’a retrouvé «aucune trace d’une procédure concernant [Jacques Thérin] au sein du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc», ni au sein des archives de la Gendarmerie nationale. Les archives départementales n’ayant pas été en mesure de localiser le document, il «n’est d’ailleurs absolument pas certain que cette autopsie ait été réalisée dans un cadre judiciaire», précise le procureur. Autre éventualité, le rapport aurait pu être détruit vu que «la durée de conservation des procédures classées sans suite (notamment les procédures classées sans suite relatives aux morts suspectes ou suicides) était de vingt ans avant leur destruction».
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