Un arrêté paru au Journal officiel, le 2 mars, interdit l’importation et la commercialisation des «viandes et produits à base de viande issus d'animaux ayant reçu des antimicrobiens pour favoriser la croissance». Le texte pérennise cette interdiction, qui avait déjà été instaurée pour un an par un précédent arrêté du 21 février 2022. Les modalités d’application restent inchangées: les importateurs sont tenus de collecter des informations sur la provenance des animaux et d’évaluer le «risque» qu’ils aient reçu des antibiotiques facteurs de croissance. Le cas échéant, ils doivent mettre en œuvre des «mesures d’atténuation du risque» en demandant des garanties de conformité à leurs fournisseurs. Comme le texte de février 2022, cet arrêté national anticipe l’entrée en vigueur de l’article 118 du règlement de l’Union européenne sur les médicaments vétérinaires de décembre 2018. Ce texte européen – qui était censé entrer en vigueur au plus tard le 28 janvier 2022 – prévoit l’instauration de la première «mesure miroir» européenne: il s’agit d’appliquer aux produits importés l’interdiction en vigueur en Europe de l’usage d’antibiotiques de croissance. Un dossier toujours à l’arrêt un an après.
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