Lors d’une conférence de presse donnée le 30 janvier 2023, le collectif Bassines non merci (BNM) a publié un contre-rapport critiquant les résultats d’une étude sur les effets des réserves de substitution dans le bassin de la Sèvre niortaise, dévoilée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) en juillet 2022. Menée par Anne-Morwenn Pastier, autrice d’une thèse en hydrologie et géologie, la contre-étude estime tout d’abord que le modèle hydrologique utilisé par le BRGM est pertinent pour étudier les masses d’eau à des niveaux régionaux mais pas à des niveaux locaux. À cause d’un «maillage large», il ne permet pas de «considérer les conséquences des bassines sur les cours d’eau et zones humides mineures». Autre point remis en question, celui de la marge d’erreur de 2 cm retenu par le BRGM, et ce «sans justification», alors que la chercheuse obtient une valeur d’incertitude comprise entre 1,20 m et 2,2 m. Anne-Morwenn Pastier s’interroge également sur «l’absence de prévisions liées au dérèglement climatique» au sein de l’étude du BRGM. Le résultat, selon elle, d’une «question mal posée par la Coop de l’eau 79». Enfin, la contre-étude estime que «le BRGM surinterprète l’amélioration à l’étiage et minimise les conséquences hivernales» des réserves de substitution.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…