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Betteraves/néonicotinoïdes: la CGB souhaite une méthode d’indemnisation d’ici le 8 février

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Après l’interdiction des dérogations aux néonicotinoïdes annoncée par le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau le 23 janvier, des réunions techniques ont démarré entre le gouvernement et les betteraviers, a confirmé le président de la CGB (betteraviers, FNSEA) Franck Sander, à Agra presse le 1er février. L’objectif est «d’établir une méthode d’ici le 8 février», afin de déterminer notamment «ce qui est de l’ordre de la jaunisse et ce qui ne l’est pas». «À court terme, nous demandons une assurance publique, sans plafond ni franchise, pour que les agriculteurs bénéficient de garanties avant les semis dans un mois et demi», précise Franck Sander. Si le processus d’indemnisation est encore «à l’étude», le président de la CGB estime que la filière «n’est pas capable d’y mettre les moyens». Et d’ajouter que «c’est aujourd’hui à l’État d’assumer ses erreurs alors que nous n’avons pas les mêmes solutions alternatives que les pays autour de nous». À titre d’exemple, il cite l’utilisation d’un néonicotinoïde en traitement foliaire – l'acétamipride – par l’Allemagne, une molécule interdite en France depuis 2016. «Le ministre de l’Agriculture est attendu au virage», prévient Franck Sander alors que celui-là s’est «engagé publiquement et fortement».