Alors que le secteur bio est actuellement à la recherche de nouveaux débouchés, un chercheur de l’Inrae estime sur la base d’une étude économétrique qu’une réduction de 10% des prix du bio augmenterait de 20% environ le volume de consommation. «Nous observons également des phénomènes de substitution: si le prix du conventionnel augmente, les consommateurs auront aussi tendance à acheter plus de bio», souligne Mathieu Lambotte. Augmenter les achats bio, observe-t-il, pourrait alors passer «par des taxes supplémentaires sur le conventionnel». Actuellement, rappelle le chercheur, les achats alimentaires bio représentent 7% environ de la consommation totale (chiffres Insee). Augmenter la surface bio de 10 à 25% de la SAU supposerait donc au moins de doubler cette consommation à 15% des achats totaux. Les modélisations du chercheur montrent donc qu'une telle réduction de prix n’offre qu’une réponse partielle. «Il reste une grande partie de facteurs non économiques dans les arbitrages des consommateurs. Mieux les informer sur les atouts du bio par des campagnes de promotion ou de l’affichage sera tout aussi important pour relancer les achats.» De manière générale, selon Mathieu Lambotte, les revenus des ménages demeurent «un déterminant important» des achats bio.
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