Alors que la colère des agriculteurs gronde dans toute la France, la Fnab (producteurs bio) réitère, dans un communiqué, ses demandes de soutien pour «une revalorisation urgente du revenu agricole biologique». Elle demande «un nouveau plan d’urgence à la hauteur des pertes subies, à savoir plus de 250 M€ par an depuis deux ans», suite aux 94 M€ annoncés en deux vagues par le gouvernement. «Il faut continuer cette idée de sauver la bio. (…) 60 millions d’euros, ça n’a pas suffi. Finalement, il en a fallu 94 M€ et il n’y a que 4000 fermes qui émargent, donc le compte n’y est pas», a déclaré le secrétaire national Aides de la Fnab, Loïc Madeline, lors d’une journée d'échange transpartisane à l’Assemblée nationale le 25 janvier. Le syndicat réitère aussi sa demande d’augmenter l’éco-régime bio à 145€/ha/an, soit le maximum permis par la Pac. Les producteurs ont par ailleurs besoin de soutien en matière de «connaissance du marché» et de «prospective» pour adapter leurs productions, a glissé le président de la Fnab Philippe Camburet. Il a évoqué d’autres manières dont l’État pourrait aider les producteurs dans la crise qui sévit depuis trois ans: faciliter le stockage et la transformation, prendre en charge la perte de valeur due au déclassement, prioriser l’achat de produits bio pour les circuits d’aide alimentaire.
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