Le président de l'Agence bio s'est réjoui le 29 janvier de l'annonce de la ministre de l'Agriculture en faveur du maintien de cette plateforme, tout en soulignant qu'il fallait encore que cette pérennisation soit «concrétisée». «Il faut que ce soit concrétisé et gravé dans le marbre, quitte à ce qu'on regarde de façon plus large la mission de l'Agence bio et (...) peut-être, élargir ses missions», a déclaré Jean Verdier, auditionné devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale. Lundi, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a déclaré à l'AFP que le gouvernement ne supprimerait pas l'Agence bio, menacée de disparition après le vote mi-janvier au Sénat d'un amendement auquel elle ne s'était pas opposée. M. Verdier, qui souhaite voir disparaître cet amendement budgétaire en commission mixte paritaire, a longuement expliqué les missions de cet opérateur spécialisé - structurer la filière; informer les citoyens et produire et analyser les chiffres du secteur. La menace de suppression de cette plateforme nationale, chargée de promouvoir une agriculture sans pesticide ni engrais de synthèse, a suscité une levée de boucliers de tous les professionnels du secteur (producteurs bio, coopératives, distributeurs...) et de l'ensemble des syndicats agricoles, d'autant que la France est encore loin d'atteindre son objectif de 18% de la surface agricole utile en bio d'ici à 2027.
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