Lors de la Journée blé dur organisée par Arvalis à La Rochelle le 6 février, Matthieu Killmayer, animateur de la filière blé dur de l’institut technique, a indiqué que la sole française 2025 (récolte 2026) « se replie légèrement par rapport à l’an dernier, de 2 %, à 218 000 ha ». Ce chiffre reste provisoire, les travaux d’emblavement n’étant pas encore totalement achevés. Néanmoins, les experts d’Arvalis veulent croire en un signal positif : le relèvement de l’aide couplée à l’hectare a permis de limiter la casse dans certains secteurs, et donne des perspectives d’avenir à la filière. « Dans le Sud-Ouest, nous tablions, courant septembre 2025, sur une baisse de surface de 10 %. Finalement, nous observons une hausse de 5 %, selon les échos des opérateurs », précise l’expert. L’état des cultures est bon à très bon en France, malgré quelques attaques de pucerons et cicadelles, dans le Sud-Ouest notamment. Si la situation des adventices n’a rien d’alarmante pour le moment en raison des conditions climatiques favorables, Frédéric Gond, président du comité de pilotage de la filière blé dur d’Arvalis, a tenu à prévenir « qu’une épée de Damoclès est au-dessus de nos têtes. Seules deux solutions herbicides sont encore disponibles : le prosulfocarbe et le chlortoluron, sachant que le prosulfocarbe est menacé. »
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