Dans une note pour le ministère de la Défense, parue le 11 décembre, sur «l'utilisation stratégique des vulnérabilités climatiques dans les conflits contemporains», l'Iris établit plusieurs scénarios de prospective, dont un concerne directement l'agriculture : à la faveur d'une sécheresse majeure autour de la Mer noire en 2038, qui s'ajouterait à une baisse tendancielle des rendements de 40% en Europe, Moscou - qui aurait étendu ses terres arables - signerait un accord avec la Côte d’Ivoire garantissant des livraisons de blé contre l’implantation d’une base militaire près d’Abidjan. Les auteurs imaginent que les principaux pays exportateurs de céréales, y compris la France, soient touchés et réduisent leurs niveaux d’exportations afin de sécuriser leur propre approvisionnement. L’UE annoncerait «un plan d’urgence alimentaire européen», mais «son déploiement est entravé par la crise interne des stocks et par les désaccords entre États membres sur la priorisation de l’aide». Paris proposerait la mise en place d’un «corridor humanitaire conjoint UE-Union africaine pour contrer l’influence de Moscou», mais cette initiative serait perçue comme tardive et paternaliste par plusieurs pays africains». La principal céréale consommée par les sénégalais est le riz (100kg/hab), loin devant le blé (40kg/hab).
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