Plusieurs organisations professionnelles de l'industrie sucrière, de l'agroalimentaire et de l'hôtellerie-restauration ont protesté le 1er janvier contre l'augmentation prévue de la taxe sur les boissons sucrées, jugée «injuste et disproportionnée», alors que le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) sera réexaminé à partir de lundi à l'Assemblée nationale. «Le doublement incompréhensible de la taxe sur les boissons sucrées (...) imposerait 400 millions d'euros de prélèvements supplémentaires à nos entreprises», ont estimé dans un communiqué commun la Confédération générale des planteurs de betteraves, le Syndicat national des fabricants de sucre, le Syndicat des boissons sans alcool, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), la Fédération nationale des boissons (FNB), l'Union des métiers de l'hôtellerie-restauration (UMIH) et le Groupement des hôtelleries et restaurations de France. Lors de la discussion du PLFSS au Sénat, en novembre, les sénateurs ont alourdi, avec le soutien du gouvernement, la fiscalité sur les "boissons à sucres ajoutés" déjà votée par les députés, avec un barème croissant en fonction de la teneur en sucre. Le ministère de l'Economie et des Finances avait estimé le 23 janvier que cette mesure pourrait rapporter 300 millions d'euros.
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