La canicule de fin juin et début juillet, mettant les prairies à l’arrêt, a poussé les éleveurs à « réformer précocement » des vaches laitières comme allaitantes, provoquant une accélération de la décapitalisation et une hausse des abattages, indique l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances le 22 septembre. « La baisse du cheptel reproducteur s’est accélérée », s’établissant au 1er août à -2,6 % sur un an pour les vaches allaitantes (à 3,311 millions de têtes) et à -2,3 % pour les laitières (3,211 millions). Les réformes ont suivi le mouvement inverse, avec 2,6 % de vaches allaitantes abattues en plus en juillet (sur un an) et 3,6 % de laitières en plus. Ce rebond n’a pas suffi à faire progresser la production française de viande de gros bovins : en volume, celle-ci « a reculé de 3 % sur les huit premiers mois de l’année 2025 (-20 000 téc), contre une stabilité des tonnages en 2024 ». Le sursaut du mois de juillet a été suivi d’un contrecoup, les abattages ralentissant de nouveau en août et septembre (-4,6 % sur six semaines). Quant aux abattages de jeunes bovins (JB), ils ont évolué à l’inverse de ceux des vaches et ont donc progressé en fin d’été. Ce qui s’est reflété dans leur prix : en semaine 37 (du 8 septembre), la cotation française du JB U s’établissait à 7,03 €/kg carcasse, soit +31 ct€/kg en quatre semaines.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…