Depuis deux semaines, la hausse des prix des jeunes bovins (JB) engraissés en France connaît un coup d’arrêt, un contexte qui pourrait s’avérer favorable à l’autre débouché potentiel de ces animaux : l’export en vif de jeunes bovins maigres (broutards). Dans une tribune publiée le 25 mars, Cédric Mandin, le secrétaire général de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), dénonce des « signaux de prix à la baisse » dans l’Hexagone, à rebours des autres pays européens. D’après les indicateurs d’Interbev (interprofession), en semaine 12 (du 17 mars), le cours du JB U atteignait 6,35 €/kg, quand celui du JB U était de 6,13 €/kg. « On atteint tout juste, sur les dernières semaines, des prix payés aux producteurs couvrant le coût de production, après déduction des frais d’approche », relève M. Mandin. Et de menacer : « Si la filière s’entête avec ces baisses pour le cheptel français, alors les éleveurs continueront de pousser les animaux à l’export ». Alors que la décapitalisation et les épizooties de FCO et de MHE provoquent un manque d’animaux, l’Idele constatait en début d’année que « les engraisseurs français sont parvenus à stabiliser leurs achats en 2024 » au détriment de l’exportation des broutards. Une donne qui pourrait s’inverser, sachant que les prix des broutards sont élevés et que l’Italie et l’Espagne, premières destinations, viennent d’assouplir les conditions sanitaires d’importation.
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