Après avoir connu un creux en mars, les prix des broutards lourds (charolais U de 450 kg) ont rebondi ces dernières semaines, atteignant 5,05 €/kg vif en semaine 20 (du 12 mai), soit +28 ct€/kg en quatre semaines, note l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances du 26 mai. Toutes catégories confondues, « les prix des broutards ont continué de progresser et de battre des records » en avril. « Le marché du broutard français est extrêmement tendu », résume Maxime Le Glaunec, agroéconomiste à l’Idele. Les fondamentaux, inchangés, tirent inexorablement les prix des broutards vers le haut. D’un côté, une demande soutenue à l’export, en particulier vers l’Espagne, où la France a envoyé 59 % d’animaux en plus au premier trimestre 2025 (sur un an). De l’autre, une offre hexagonale réduite par la décapitalisation et les maladies vectorielles (FCO, MHE), avec des naissances en recul de 6 % à 12% selon les mois depuis le début de la campagne 2024-2025, en juillet. De leur côté, les cotations des jeunes bovins (JB) sont « reparties à la hausse », « à rebours de leur tendance saisonnière », en raison d’une offre européenne toujours déficitaire : en semaine 20, le prix du JB U français a atteint 6,49 €/kg (+11 ct€/kg en quatre semaines), progressant toujours moins vite que dans les autres États membres.
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