Dans le cadre de l’enquête épidémiologique sur les récents foyers de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), « on a l’intuition que les règles (interdiction des mouvements d’animaux, NDLR) n’ont pas été respectées en zone sud-ouest », a indiqué la directrice de la DGAL (ministère), Maud Faipoux, le 17 décembre. Lors d’une audition à l’Assemblée, elle a rappelé que « quatre foyers sont apparus en quatre jours à 100 km les uns des autres ». Des déplacements incompatibles avec la dispersion naturelle des insectes vecteurs de la maladie (taons et stomoxes), 5 km au maximum. « Ce n’est pas une certitude, sinon on aurait arrêté le contrevenant », a concédé Mme Faipoux. Mais, « par élimination, on n’a pas trouvé d’autre raison qui explique ces sauts de 100 km. » Et d’ajouter : « On n’a pas trouvé de trace de déplacement dans nos bases de données, il s’agit donc de déplacements illégaux ». En théorie, l’hypothèse d’un insecte transporté par inadvertance dans une voiture est possible. Mais étant donné que le virus survit 24 h sur les mandibules des mouches vectrices, la piste d’une bétaillère est « statistiquement plus probable », selon la DGAL. Plus largement, Maud Faipoux a estimé que « la plus grande faille » de la stratégie de lutte, « ce sont les personnes qui ne respecteraient pas les interdictions de mouvements ».
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