Au 9 décembre, la crise sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a coûté 42 millions d’euros (M€) à l’État, selon un rapport d’information adopté par les sénateurs de la commission des Affaires économiques le 4 février. Une somme qui ne comprend ni la vaccination élargie dans le Sud-Ouest (750 000 bovins) ni le fonds d’urgence de 22 M€ pour les aides économiques. Devant ce coût « écrasant », les élus proposent de « solliciter l’activation de la réserve de crise européenne pour tenter d’obtenir un cofinancement », selon le rapporteur Christian Redon-Sarrazy (socialiste, Haute-Vienne). Dans le détail, les deux principaux postes sont les frais vétérinaires (21,3 M€) et les indemnisation sanitaires aux élevages dépeuplés (15 M€). La vaccination représentait à l’époque 3,1 M€, les analyses 100 000 € et les frais liés la biosécurité 800 000 € ; 1,7 M€ de dépenses diverses sont regroupées dans un catégorie « autres ». « Les acteurs du monde agricole [sont] globalement satisfaits » des indemnisations, notent les sénateurs, à l’exception des aides aux élevages laitiers touchés par un abattage sanitaire. Outre la valeur des animaux abattus, ces indemnisations prennent en compte un « déficit de momentané de production » sur une période de trois mois. Des pertes « sous-estimées », selon M. Redon-Sarrazy, qui propose de passer à six mois.
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