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Bovins/MHE: la FNB demande une aide au maintien des broutards en ferme

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Alors que les frontières italiennes se rouvrent aux broutards français, après plus de trois semaines de fermeture, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) demande, dans un communiqué du 12 octobre, une «prise en charge par l’État» des surcoûts dus au maintien des animaux en ferme. L’Italie refusait jusque-là les bovins vifs issus de la zone réglementée d’un rayon de 150 km autour des foyers de MHE (maladie hémorragique épizootique). Les éleveurs d’une quinzaine de départements du Sud de la France étaient donc «contraints de maintenir les animaux sur les exploitations», avec à la clé des «surcoûts» et des «frais sanitaires». Par ailleurs, «la valeur des animaux ne doit en aucun cas être affectée», souligne la FNB, ajoutant que «le marché demeure très favorable avec une offre réduite du fait de la décapitalisation». À plus long terme, «l’enjeu est à la déclassification de la maladie au plan européen», rappelle son président Patrick Bénézit, cité dans le communiqué. La réouverture de l’Italie «participe à lever la tension qui s’exerçait progressivement sur les éleveurs de la zone réglementée», se félicite l’association spécialisée de la FNSEA. Avec 870 000 animaux en 2022 (sur un total de 1,055 million toutes destinations confondues), l’Italie est de loin le premier débouché des broutards français.