Dans un communiqué de presse du 7 février, le syndicat national des brasseries artisanales et indépendantes (SNBI) en appelle au gouvernement, alors que lesdites brasseries sont «au bord du gouffre». Il précise, dans une enquête menée auprès de ses 2 500 adhérents, que 67% des brasseries interrogées rencontrent des difficultés, 60% sont inquiètes à court terme et 10% envisagent une fermeture en 2024. Parmi les causes évoquées figure notamment l’augmentation du prix des bouteilles en verre, qui représente deux tiers de leur prix de revient. C’est pourquoi le SNBI demande «une aide exceptionnelle de 20 M€ à la trésorerie» des brasseries indépendantes, mais également la possibilité de payer «les mêmes droits d’accises sur l’alcool que les viticulteurs». Par ailleurs, le syndicat souhaite voir les brasseurs dispensés de licence de débit de boissons, lorsqu’ils vendent leur bière sur leur lieu de production, «au même titre que les viticulteurs». Enfin, le SNBI réclame une revalorisation de la consigne des fûts à 70€, au lieu de 30€ pour l’heure. Alors que le gouvernement «reste sourd à [ses] demandes», la députée Charlotte Leduc (LFI, Moselle) a enjoint l’Etat le 26 mars, dans une question posée au ministère de l’Économie, à intervenir pour «sauver » les brasseries artisanales et indépendantes, aujourd’hui «en grave danger».
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