«L’externalisation de la production céréalière vers une poignée de pays éloignés crée […] de sérieuses vulnérabilités en période de choc», estiment Ibrahim Mayaki, ancien premier ministre du Niger, et Marion Guillou, ex pdg de l’Inrae, dans une tribune à paraître au nom de la fondation Afrique-Europe, et qu’Agra presse a pu consulter. Face à l’inflation liée à l’invasion russe en Ukraine, les auteurs confirment l’intérêt de plusieurs pistes soulevées depuis les derniers mois: évaluation des réserves de céréales, développement des cultures vivrières locales, investissements dans les protéagineux, ou encore développement de la production d’engrais organiques. D’autres pistes plus controversées sont également mises en avant, comme «réduire la production animale intensive», qui «libérerait également des stocks de céréales pour l’usage humain». Ou encore «limiter l’utilisation du maïs pour les biocarburants et réserver ceux-ci aux usages sans solution alternative décarbonée». Alors que la France porte plusieurs initiatives internationales comme Farm ou encore la grande muraille verte, les auteurs préviennent enfin que ces programmes d’aide «doivent s’assurer qu’ils contribuent aux plans existants des pays, plutôt que de les en détourner».
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