Le système de certification par tierce partie, comme l’agriculture biologique ou même HVE, «tend à exclure une partie des producteurs», estime Sylvaine Lemeilleur, économiste au Cirad, dans un communiqué publié le 24 aout par l’organisme de recherche. Principale difficulté: les coûts de certification, parfois trop élevés pour des agriculteurs des pays du Sud. Selon les estimations de l’Ifoam (ONG internationale dédiée au bio), près de 1 200 000 producteurs dans le monde feraient donc désormais appel à des systèmes participatifs de garantie (SPG). Des certifications qui reposent non sur des audits externes mais sur l’évaluation par d'autres producteurs, ainsi que par les consommateurs, les transformateurs ou les distributeurs. Près de 242 SPG existeraient déjà dans près de 78 pays en majorité situés au Sud, comme le Maroc, la Tanzanie ou l’Ouganda, mais également en Polynésie. Et les travaux menés par Sylvaine Lemeilleur ont montré que «les mécanismes de vérification, comme la non-réciprocité des visites de contrôle et la rotation systématique des enquêteurs, sont assez forts pour qu’il n’y ait pas de fraude». Comme le rappelle le Cirad, le premier système de certification bio au monde créé dans les années 70 était un SPG français: Nature & Progrès.
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