Alors que chez Unéal, dans les Hauts-de-France, les semis de céréales ont près de 15 jours d’avance avec 70 % des surfaces déjà semées, Maxime Thuillier, responsable de la collecte, estime que les surfaces de blé tendre devraient légèrement augmenter cette année. « Même si les cours ne sont pas très élevés, les agriculteurs se tournent vers cette culture, faute d’alternatives. Les légumes de conserve, les pommes de terre et la betterave perdent de leur attractivité. En pois de conserve par exemple, la demande des industriels est annoncée en retrait de 30 %. En pommes de terre, certains acheteurs n’hésitent pas à recaler des lots pour des défauts minimes afin de faire baisser les prix : les agriculteurs se retrouvent avec de la marchandise sur les bras. » En revanche, le grand gagnant de cette année, c’est le colza. « Les surfaces devraient progresser de 20 %, confie-t-il. Les rendements de l’an passé, de 50 q/ha en moyenne, ne sont pas étrangers à cet engouement.» Autre fait marquant de l’année : un nouveau recul des orges d’hiver. « Cette céréale devrait encore concéder près de 15 % de ses surfaces. Les agriculteurs ont du mal à la valoriser et face à la disparition de certains herbicides, dont le flufénacet, le nettoyage des parcelles devient un réel souci. (voir notre enquête) D’où le désengagement de certains producteurs. » (Anne Gilet)
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