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Chlordécone aux Antilles: deux plaintes d'associations jugées irrecevables

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La Cour de justice de la République (CJR) a déclaré irrecevables les plaintes déposées par deux associations contre d'anciens ministres dans le dossier de l'utilisation du chlordécone aux Antilles, a indiqué le 8 février le parquet général près la Cour de cassation, sollicité par l'AFP. La juridiction a conclu fin janvier que l'Association médicale de sauvegarde de l'environnement et de la santé (Amses) et l'Association guadeloupéenne d'action contre le chlordécone (AGAC), affiliée au syndicat UGTG, ne remplissaient pas les critères pour pouvoir déposer plainte et n'avaient pas d'«intérêt à agir». L'Amses - qui compte 25 médecins exerçant en Martinique ou retraités - visait les anciens ministres de la Santé ou de l'Agriculture Xavier Bertrand, Marisol Touraine, Dominique Bussereau, Louis Mermaz et Jean-Pierre Soisson. Ainsi que l'UGTG, Agnès Buzyn et Didier Guillaume. Les avocats de l'Amses reprochaient aux anciens membres du gouvernement d'avoir «prolongé l'autorisation d'utilisation du chlordécone" et signé des arrêtés, notamment en 2005, qui autorisaient des résidus de chlordécone dans l'alimentation avec des seuils tolérables» d'après eux bien trop élevés.