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Chlordécone: vers davantage de contrôle des sols, et de l’eau en bananeraies

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Le ministre délégué aux outre-mer Philippe Vigier a reconnu que la cartographie du chlordécone dans les sols de Martinique et de Guadeloupe «doit être approfondie», durant un débat à l’Assemblée le 27 novembre. Il était interpelé à ce sujet par deux représentants d’associations antillaises: le porte-parole du collectif pour dépolluer la Martinique Philippe Pierre-Charles, et le vice-président de l’association Vivre Guadeloupe Janmari Flower. Ce dernier, rappelant que la cartographie détermine le niveau d’indemnisation des victimes, estime que «pour chaque hectare, on devrait faire au minimum une centaine de prélèvements afin de cartographier au plus près les fortes concentrations». Également interrogé sur la présence de chlordécone dans l’eau de lavage des bananes après la récolte, M. Vigier a répondu qu’il «trouverait tout à fait normal qu’on puisse faire des dosages de chlordécone dans ces eaux» car «il faut que le doute disparaisse». «Si les dosages sont supérieurs [à la norme autorisée] eh bien ce sera interdiction de l’usage des ces eaux-là», a-t-il indiqué. Il envisage de mettre en place «un système d’indemnisation» en cas de dépassement des normes et en l’absence d’une eau de substitution.