Seuls 20 éleveurs de Guadeloupe ont rejoint, en 2024, le programme de sécurisation des viandes mis en œuvre pour faire face à la pollution à la chlordécone, rapporte l’AFP le 11 février à la suite de la présentation du bilan à mi-parcours du plan Chlordécone IV, le même jour. Un chiffre conforme à ce que le groupement de défense sanitaire de Guadeloupe, Sanigwa, prévoyait dans nos colonnes cet été (voir notre dossier). «On sera probablement à une vingtaine d’éleveurs d’ici fin août» estimait l’ingénieur sanitaire Manuel Pezeron qui travaillait encore à faire connaître le programme des éleveurs de l’île, en majorité des petits détenteurs. En Guadeloupe, le programme de sécurisation des viandes a été lancé en juin 2023, mais «les premiers prélèvements ont eu lieu on octobre» de cette année-là, car «il a fallu du temps pour acquérir du matériel», précisait-il à Agra Presse. En Martinique en revanche, le programme a été lancé dès 2016 et, à l’été 2024, «plus de 250 éleveurs» avaient été suivis par le GDSM, selon notre enquête. Le programme de sécurisation des viandes vise à décontaminer les animaux avant leur passage à l’abattoir en proposant un diagnostic de l’élevage avec analyse de sol et d’eau si besoin, un plan de décontamination individualisé et un suivi.
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