En Alsace, les producteurs de choux à choucroute demandent une revalorisation de 8 € du prix payé par les transformateurs, pour atteindre 128 € la tonne contre 120 € actuellement, rapporte l’AFP le 1er septembre. «Le prix du chou a déjà énormément augmenté ces dernières années, autour de 40%. Nos clients ne peuvent plus absorber de grosses hausses, qui à un moment donné vont engendrer une destruction de la demande: le consommateur va refuser d'acheter le produit au-dessus d'un certain prix», plaide Jean-Luc Meyer, responsable de la choucrouterie Meyer Wagner, à l’AFP. «Pour l'avenir et pour que nos jeunes s'intéressent à cette culture, ça serait bien que les choucroutiers paient notre travail à sa juste valeur», argumente de son côté Joseph Bick, producteur sur une dizaine d’hectares à Krautergersheim (Bas-Rhin). La revendication des producteurs s’appuie sur une saison rendue difficile par la sécheresse et le manque d’eau en Alsace, ce qui a obligé à irriguer les champs : «On est à cinq tours d'eau sur chaque parcelle», explique Joseph Blick qui compte 12 litres de gazole non routier (GNR) à l'hectare par heure d'arrosage, et 25 heures en moyenne annuelle à l'hectare. Or, le GNR est passé, en moyenne nationale, de 1,12 € le litre en mai à 1,35 € actuellement, renchérissant les coûts.
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