Abonné

Climat: pour les ONG, la grande distribution doit réduire son offre de produits animaux

- - 2 min

Manque de transparence sur les émissions, pas d’objectif de réduction de l’offre en protéines animales, promotions mal ciblées: dans un rapport publié le 2 février, le Réseau action climat, estime qu’aucune des principales enseignes de distribution n’est «à la hauteur» en matière d’efforts pour le climat. Dans la grille de notation, remplie grâce à une analyse bibliographique, des enquêtes en rayon et des entretiens, aucune enseigne n’atteint la moyenne. Rapporté sur 20, Carrefour et Monoprix se distinguent légèrement (9 et 8,3 respectivement), quand Leclerc joue les cancres (5/20). Selon l’ONG, la grande distribution serait particulièrement timide en matière d’encouragement du «moins mais mieux» de protéines animales. Le Réseau action climat le regrette: aucune enseigne française «ne s’est fixée d’objectifs de diminution de ses ventes de viandes et de produits laitiers issus d’élevage intensifs». À l’inverse, pointe l'ONG, les filiales allemandes et néerlandaises d’Aldi se sont engagées à exiger un accès à l’extérieur pour toutes les filières viandes d’ici 2030. Le Réseau action climat dénonce aussi les promotions incitant à la surconsommation de viande, ainsi qu'une offre restreinte en bio et label rouge. En plus de la promotion d’une alimentation végétale, les pouvoirs publics doivent «interdire la publicité et le marketing pour les produits d’origine animale […]», sauf bio et Label rouge.