A 2,3°C au-dessus des normales de la période 1991-2020, il s'installe à la deuxième place des étés (juin-juillet-août en météorologie) les plus chauds en France métropolitaine depuis le début des mesures en 1900, a annoncé Météo France le 30 août. Il n'est devancé que par l'été 2003 (2,7°C au dessus des normales), mais l'année de la grande canicule est souvent considérée comme un «ovni météo». Désormais, les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir: sur les huit derniers étés, six sont dans le «top 10». «Une préfiguration» de l'avenir, a souligné Samuel Morin, directeur du Centre National de Recherches Météorologiques de Météo France, en présentant ce bilan. Vers 2050, «on s'attend à ce qu'à peu près la moitié des étés soient d'un niveau de températures comparable voire supérieur». Le premier épisode de canicule a sévi dès juin, le plus précoce jamais vu dans le pays, suivi de deux autres de 14 jours chacun en juillet et août. Une durée totale de 33 jours, du jamais vu. Résultat, les records sont tombés à la pelle, avec 87 températures maximales dépassées localement, pulvérisant de nombreux records dans l'Ouest et sur la façade Atlantique, souvent de plusieurs degrés. Mais aussi 86 records de températures minimales, avec de nombreuses «nuits tropicales».
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