Dans un contexte de pénuries de produits de base (lait, sucre, riz, café), le président tunisien Kais Saied a décidé le 30 janvier, sans donner d’explications, de procéder à «un remaniement partiel» de son gouvernement en remplaçant le ministre de l’Agriculture Elyes Hamza par Abdelmomen Belati. Ce limogeage intervient notamment dans un contexte politique tendu après l’échec des élections législatives pour le parti au pouvoir. Elles ont notamment été marquées par un taux d'abstention record avec seulement 11,4% de participation. Un désintérêt de la chose publique de la population tunisienne qui s’explique par les problèmes économiques auxquels elle est aujourd’hui confrontée. Avec une inflation supérieure à 10%, la Tunisie est aujourd’hui au bord de l'asphyxie à cause d'un endettement avoisinant les 80% du produit intérieur brut (indicateur qui évalue la richesse créée par le pays en un an). Pour soutenir le pays, le Fonds monétaire international lui a ainsi donné à la mi-octobre un accord de principe pour un nouveau prêt de 1,9 Md$. Tunis attend encore son approbation définitive.
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