Dans un communiqué du 4 août, la LPO annonce qu’elle «dépose un recours juridique» à la suite de la parution de l’arrêté fixant la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod) au Journal officiel. Le texte est en tous points conforme à la version mise en consultation publique entre le 15 juin et le 6 juillet, et ce alors que plus de 70% des avis exprimés étaient défavorables au projet de texte, regrette l’association de protection de l’environnement. L’arrêté renouvelle, pour une période de trois ans, la liste de neuf espèces d’animaux classées Esod de groupe 2 (espèces indigènes): la belette, la fouine, la martre, le renard, le corbeau freux, la corneille noire, la pie bavarde, le geai des chênes et l’étourneau sansonnet. Il fixe les périodes et modalités de destruction. Il précise quels territoires sont concernés dans chaque département. En désaccord de longue date avec la méthode utilisée pour établir la liste des Esod, la LPO estime aussi que «l’efficacité de leur destruction n’est pas démontrée». Elle suggère de «suspendre» la destruction des neuf espèces «afin d’étudier l’impact de l’absence de régulation sur les dégâts constatés» d’ici l’aboutissement de travaux prévus dans le cadre de la Stratégie nationale biodiversité.
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