Les tensions croissent entre l’Inde et le Pakistan. Islamabad accuse New Delhi, le 6 mai, de modifier le débit du fleuve Chenab. Ce cours d’eau, qui prend sa source en Inde, est l'un des trois fleuves placés sous contrôle pakistanais depuis la signature en 1960 du traité des eaux de l'Indus qui accorde à l’Inde le droit de l’utiliser pour ses barrages ou ses cultures. Toutefois, le 22 avril, au lendemain des attaques du Cachemire, l’Inde a suspendu ce traité en représailles. Depuis, « on a remarqué des changements sur le Chenab qui n'ont rien de naturel (...) le débit du fleuve, normal, a été considérablement réduit du jour au lendemain », a affirmé à l'AFP, Kazim Pirzada, ministre de l'Irrigation du Pendjab frontalier de l'Inde. Et d’ajouter que certaines terres pourraient être « particulièrement touchées » alors que cette zone est considérée comme le cœur agricole du Pakistan. Islamabad a d’ores et déjà prévenu que toucher à ses fleuves serait considéré comme « un acte de guerre ». Si l’Inde n’a pas officiellement réagi, l'ancien président de la Commission centrale indienne de l'eau, Kushvinder Vohra, a indiqué au Times of India : « Puisque le traité est en pause (...) nous pouvons procéder à des lâchers d'eau sur n'importe quel ouvrage sans condition ».
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