Dans une note «pour réconcilier élevage et préservation de l’environnement», le collectif Nourrir demande un moratoire sur les fermes industrielles. Cela vise les créations, extensions, reprises d’élevages ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement) soumis à autorisation, ainsi que les systèmes en cages, a indiqué le 1er mars Agathe Gignoux, responsables des relations publiques de CIWF, lors d’une conférence de presse au Salon de l'agriculture sur le stand de la Confédération paysanne. Plusieurs autres recommandations sont formulées, comme l'encouragement à la baisse de la consommation de viande et produits laitiers issus de structures industrielles. Des 52 organisations membres du collectif Nourrir, «aucune n’est contre l’élevage», a insisté Éline Étienne, responsable Agriculture et alimentation de FNH. Et de soutenir l’«élevage paysan», bio, associant plein air et pâturage. «Nous sommes contre l’élevage industriel, qui est désastreux pour les paysans, le bien-être animal, l’environnement, les pays du Sud», a appuyé Agathe Gignoux. Partisan d’un élevage «à taille humaine», Aurélien Leray (Civam) a soutenu l’idée de plafonner les exploitations selon le nombre d’animaux et de travailleurs.
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