Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture du Parlement européen (Comagri) s’opposent aux grandes lignes des propositions de la Commission européenne sur la révision de la directive Émissions industrielles (IED). Ils ont adopté le 25 avril leur avis dans lequel ils demandent d’exclure les exploitations bovines du champ d’application de la directive et de maintenir le statu quo pour les secteurs du porc et de la volaille. Le responsable du dossier, le démocrate-chrétien luxembourgeois Benoît Lutgen, dénonce une proposition «contreproductive» qui encouragera la concentration du secteur de l’élevage en donnant un avantage concurrentiel aux grandes entreprises qui pourront s’acquitter des nouvelles contraintes administratives. Mais, prévient Benoît Lutgen, «ce n’est que le début du combat». Le Parlement européen doit encore adopter sa position en plénière (sur la base du travail de la commission parlementaire de l’Environnement), puis des négociations pourront débuter avec les États membres, qui ont arrêté leur position au mois de mars. Ils se sont mis d’accord sur des seuils d’entrée dans le dispositif pour les élevages de bovins et les porcs fixés à 350 unités gros bovins (UGB) et pour ceux de volailles à 280 UGB.
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