À l’occasion de son déplacement dans les Hauts-de-France le 21 novembre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a visité une exploitation d'endives à La Couture, près de Béthune (Pas-de-Calais). Sur place, elle a signé avec l’association des producteurs d’endives français (Apef) le projet «Desherbendive» dans le cadre du Parsada, plan financé à 80% par le ministère. Elle a, par ailleurs, confirmé son annonce du 19 novembre devant l’Assemblée nationale des deux dérogations de 120 jours pour les produits Viballa et Atic Aqua. Contacté par Agra, Pierre Varlet, directeur de l’Apef s’est dit relativement soulagé: «Nous ne partirons pas de rien la campagne prochaine, mais les tests que nous avons menés pour ces produits nous ont un peu laissé sur notre faim. Il y a encore du travail à faire.» Le risque est que les producteurs, par manque de recul, les utilisent peu. L’Apef a remis à la ministre une étude d’impact sur la production d’endives sans le Bonalan: «Nous évaluons l’augmentation des coûts de production à 1200 €/ha, sans compter les éventuelles pertes de rendements. Cela pourrait in fine renchérir le prix de l’endive, qui est déjà assez élevé en rayon», explique Pierre Varlet. Plus généralement, la ministre a de nouveau estimé que les pesticides autorisés en Europe devraient l'être «également en France», afin d'assurer la pérennité des filières agricoles françaises et que «le débat aura lieu au Parlement», rapporte l’AFP.
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