«Si nous devions en arriver au rationnement, les entreprises seraient les premières touchées», a déclaré la Première ministre Elisabeth Borne dans son discours prononcé devant le Medef, le 29 août, sur le thème de la sobriété énergétique. Craignant de voir les chaînes de production ralenties ou stoppées, les entreprises agroalimentaires demandent à être protégées d’éventuelles mesures de rationnement et de délestage. Le sujet a été abordé lors des comités de suivi des renégociations commerciales, mais les représentants des professionnels interrogés par Agra Presse disent ne pas avoir obtenu de garanties de la part du gouvernement. «L’accès à l’énergie est un enjeu de souveraineté alimentaire», souligne le président de la Coopération agricole Dominique Chargé. Il insiste sur les risques de perte de matière première agricole si les usines de transformation tournent au ralenti ou se retrouvent à l’arrêt. À l’Ania (industries «privées»), on attend aussi des engagements sur la protection de «toute la filière alimentaire» contre le risque de pénurie d’énergie. Selon les informations de nos confrères de France Info, Emmanuel Macron présidera un Conseil de défense consacré à l'énergie vendredi. Matignon se veut rassurant et assure que la totalité des stockages de gaz seront remplis «à la fin de l’été».
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