Dans les Hauts-de-France, Graine de choc, entreprise créée en 2019, développe la féverole pour l’alimentation humaine, sous forme de légumineuses classiques, mais aussi d'ingrédients pour l’agroalimentaire. Après plusieurs années de R&D, des industriels clients de Graine de Choc s’apprêtent à commercialiser leurs produits. Pour les approvisionner, la société s’est associée aux coopératives Unéal et Dijon Céréales. «Nous devrions, cette année, commercialiser une petite centaine de tonnes de féverole», estime Béatrice Maire, fondatrice de Graine de Choc. «Nous prévoyons des volumes entre 200 et 250 tonnes en 2026, et entre 700 et 800 tonnes en 2030.» La société travaille aussi au lancement d’une filière meunerie. La féverole améliore la structure du sol, tout en fixant l’azote de l’air. Elle est par conséquent un choix intéressant dans une rotation de grandes cultures. Graine de choc exige des semences certifiées bio, à faible teneur en vicine-convicine, des enzymes pouvant entraîner une anémie chez certains sujets. L’entreprise a prévu une marge nette pour les agriculteurs de 1000 €/ha. (Elena Blum)
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