La commission des Affaires sociales du Sénat a approuvé le 25 juin la proposition de loi visant à permettre à certains salariés de travailler le jour de la fête du Travail, rapporte le site Public Sénat. Il s’agit d'une forte demande des fleuristes et des boulangers. « Originellement, je ne pensais pas que nous aurions à légiférer sur ça. Je pensais qu’une simple circulaire de la ministre aurait suffi, mais il s’avère que, juridiquement, ça n’est pas le cas », explique le sénateur centriste du Nord Olivier Henno, rapporteur de ce texte. Un amendement reconnaissant la spécificité du 1er mai comme jour férié chômé a été introduit dans la PPL, pour « ne pas risquer une ouverture généralisée de tous les commerces ». Le rapporteur a tenu à faire entrer dans le texte la liste des commerces concernés par cette dérogation : outre les fleuristes et les boulangeries, les jardineries y sont ajoutées. La gauche a reproché au texte de « vouloir transformer le 1er mai en une sorte de dimanche, les dérogations au repos hebdomadaire obligatoire étant plus souples que pour la fête du Travail ». La proposition de loi sera débattue en séance publique le 3 juillet.
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