En juillet, l’Union nationale des fleuristes (UNF) a lancé une grande enquête auprès de ses adhérents sur leurs conditions de travail, à la suite des diverses communications autour de la présence de pesticides dans les fleurs vendues en France. Alors que cette enquête arrive à son terme, l’UNF indique les premières tendances dans une communication le 25 août. Ainsi, 42,3 % des fleuristes déclarent déjà avoir mis en place des gestes de prévention. Par ailleurs, ils sont 81,5 % à affirmer ne pas avoir d’information fiable sur les traitements subis par les fleurs qu’ils achètent. En très grande majorité (plus de 89 %), les fleuristes souhaitent être mieux accompagnés sur la question de la santé au travail. « Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils montrent une profession qui s’interroge, qui évolue, qui veut être actrice de son avenir », analyse l’UNF. L’inquiétude du syndicat porte sur le fait que « le métier, jugé " non stratégique ", soit régi par des normes éloignées du terrain, de la réalité des boutiques et de l’esprit du métier ». L’Union nationale des fleuristes est partie prenante des réflexions engagées par la direction générale du travail (DGT, ministère) à la suite de la saisine de l’Anses sur l’exposition aux résidus de pesticides dans le métier.
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