La FNSafer a alerté le 2 mars sur la perte de surfaces agricoles liée à une consommation foncière «masquée». «L’attention est focalisée sur l’artificialisation des sols, mais il existe aussi une consommation foncière masquée, a déclaré son secrétaire général Gilles Flandin. Personne n’a vu venir le phénomène, qui s’est accéléré avec la crise Covid.» Exemple en Auvergne-Rhône-Alpes, région dont Gilles Flandin est le président de la Safer. La demande de biens résidentiels porte beaucoup sur des maisons avec jardin, proches des réseaux de circulation. Ces propriétés incluent quelques hectares de terre, qui peuvent sortir de l’usage agricole pour un usage récréatif. La Safer Aura estime à près de 2900 ha/an (en moyenne sur 2015-2020) la surface agricole acquise par des particuliers lors d’un achat résidentiel. Dans la «grande majorité des cas», ces terres quittent l’espace productif agricole pour devenir notamment des jardins d’agrément, du foncier de loisir. Ce que la Safer appelle de la consommation foncière «masquée». À titre de comparaison, l’artificialisation des sols en Auvergne-Rhône-Alpes représente environ 2200 ha/an sur la même période.
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