Les maires des huit communes concernées par les travaux de la partie ouest de la ligne 18 du Grand-Paris-Express ont adressé un courrier à la Première ministre Élisabeth Borne pour l’alerter sur «le sort des espaces agricoles et naturels du plateau de Saclay», qu’ils estiment menacés par un changement apporté au projet, rapporte le quotidien économique Les Echos le 14 juillet (article payant). Les élus ne sont pas opposés à la construction de la ligne, mais refusent que son implantation «se fasse au détriment de l’agriculture, de la biodiversité et du paysage», indiquent-ils. Au cœur de leurs inquiétudes: une modification de l’aménagement de la ligne. Dans le projet initial, celle-ci devait passer sur un viaduc. La société du Grand Paris a cependant pris la décision de la faire passer au sol, au milieu de parcelles agricoles. Ce changement aurait pour conséquence de couper près de 80 ha du reste du plateau et de menacer les activités agricoles, arguent les élus. De plus, l’ouvrage de franchissement prévu poserait «un fort enjeu de sécurité routière», signale la chambre d’agriculture dans un communiqué. La proposition de réaliser une tranchée couverte pour faire passer la ligne sous route, soutenue par les édiles et la chambre d’agriculture d’Île-de-France, n’a pas été retenue.
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