Après avoir hésité y laisser leur chaise vide, l'interprofession des fruits et légumes frais participera bien aux conférences de la souveraineté alimentaire, «avec une grande exigence sur le fait de ne pas refaire le plan de souveraineté», y indique-t-on à Agra presse. Fin septembre, le président d'Interfel Daniel Sauvaitre avait envoyé un courrier à la ministre de l'Agriculture lui signifiant que les membres de la filière étaient déjà engagés dans les instances de gouvernance du plan de souveraineté Fruits et légumes, qui lui paraissaient «adaptées», et qu'«en conséquence aucun autre format ni aucune réunion supplémentaire pilotée par une personne extérieure à nos filières, quelle que soit sa qualité, ne sauraient emporter notre adhésion ni même notre approbation». Interfel soulignait aussi qu'il restait encore «beaucoup à mettre en oeuvre» pour finaliser le plan Souveraineté. La ministre répondra par un courrier mi-octobre que le bilan du Plan de souveraineté sera présenté lors de la première réunion et constituera «le socle de départ de nos réflexions». Et que l'objectif des Conférences n'est pas de «se substituer» aux travaux de France Agrimer ou des interprofessions, mais de «constituer des structures souples de dialogue interfilières ayant une mission à court terme fixée par le législateur». Et de préciser que le rôle des «référents» n'est «pas de se substituer aux filières, mais d'animer de coordonner les travaux».
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