Après la prolongation pour 10 ans de l'autorisation du glyphosate par la Commission européenne, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a affirmé le 17 novembre qu'il aurait préféré «un vote contre plutôt qu'une abstention» de la France. «A titre personnel, j'aurais évidemment préféré que puisque nous étions opposés à cette décision, cela prenne la forme d'un vote contre plutôt qu'une abstention», a déclaré Christophe Béchu sur France Inter, qualifiant au passage de «dinguerie» la position de la Commission de réautoriser «tous les usages pendant 10 ans sans limites». Le ministre a expliqué que la France a «essayé de trouver une position alternative à la position européenne (...) avec un certain nombre de pays». «Dix-sept pays ont voté en faveur de la position de la commission et on a, y compris pour les raisons diplomatiques, voté comme les Allemands (...) pour faire en sorte de continuer à trouver des alliés sur ce sujet», s'est-il justifié. «Il faut savoir qu'une abstention, ça vaut vote contre», a-t-il aussi souligné. Arithmétiquement, le seul vote de la France n'aurait de fait pas suffi à faire pencher la balance. Plusieurs organismes, partisans ou opposants au glyphosate, ont reproché jeudi à la France son «manque de courage» pour s'être abstenue lors du vote à Bruxelles permettant à la Commission européenne la décision de renouveler l'autorisation du désherbant pour 10 ans
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…