Réagissant au projet de Bruno Le Maire de supprimer progressivement la défiscalisation du gazole non routier (GNR) agricole, le Modef (syndicat agricole) demande, dans un communiqué paru le 29 juin, le maintien du tarif réduit pour «les petites et moyennes exploitations agricoles» en le limitant à «10 000 litres par ferme». La défiscalisation du gazole non routier représente un soutien budgétaire annuel de 1,4 milliard d’euros, soit 3500 euros par exploitation. Dans un rapport paru le 12 décembre sur la transition énergétique de la ferme France, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) proposait de retaxer le gazole agricole «dès 2023 ou 2024 sur une période de dix ans», pour investir dans la transition énergétique» (p.ex. aide à l'achat de tracteurs GNV, robots électriques, panneaux photovoltaïques...). Le Modef s'interroge sur cette perspective, notamment sur les intérêts de grands groupes comme TotalEnergies dans la production de biogaz: «Le gouvernement ne doit pas user de son pouvoir pour développer le capital vert en offrant à ses copains du Cac 40 une fuite en avant dans la production [de] biométhane au détriment de l’intérêt des paysans et des citoyens.» Et le syndicat minoritaire de dénoncer un «greenwashing», rappelant son opposition au développement de la «méthanisation à partir de biomasse alimentaire».
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