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Grandes cultures : avec les fortes pluies, blés et colzas à la peine en Vendée

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« Depuis le 10 janvier, il est tombé plus de 350 mm de pluie, soit le tiers des volumes annuels, constate Jean-Luc Lespinas, responsable du service agronomie de la Cavac. Et la météo prévoie encore au moins 40 mm en ce début de semaine. Bon nombre de parcelles non drainées sont aujourd’hui inondées. » Pour la coopérative vendéenne, le constat est amer d’autant que les implantations des céréales et du colza à l’automne se sont déroulées précocement, dans d’excellentes conditions, avec des surfaces en hausse. « Le potentiel était là, confirme-t-il. Les colzas n’aiment pas avoir les pieds dans l’eau. Dans le bocage, certaines parcelles sont rouges avec des pivots qui pourrissent. Des retournements vont sûrement avoir lieu avec davantage de semis de tournesol au printemps. » Pour les blés, peu de retournement à prévoir car les situations financières des exploitations restent compliquées : en-dessous de 110 plantes par m2, la situation s’avère pourtant très délicate. « Le potentiel est déjà amputé, assure-t-il. Les reliquats azotés étaient importants avant l’hiver, du fait de récoltes moindres en maïs, mais là, tout est lessivé. Il va falloir remettre de l’azote. On va perdre en nombre de talles. » L’institut technique Arvalis pointe également d’éventuelles carences en soufre : un apport à réaliser, si besoin, en même temps que le premier passage d’azote. (Anne Gilet)