Dans une note parue le 17 août, le cabinet de conseil McKinsey dresse une liste de mesures à prendre pour affronter les défis de sécurité alimentaire posés par la guerre en Ukraine et le réchauffement climatique. Selon les auteurs, les risques menaçant le système alimentaire seraient d’une plus grande ampleur que lors des crises alimentaires mondiales précédentes. Il est donc urgent, à court terme, de «rouvrir les routes logistiques de la mer Noire», de «réduire les restrictions commerciales et libérer les stocks-tampons», et enfin de «fournir une aide financière aux pays les plus vulnérables». Ces recommandations s’inscrivent dans la continuité de mesures portées et déjà partiellement mises en place par la communauté internationale, à l’instar l’aide des Etats-Unis de 311 millions de dollars à destination du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Mais les auteurs s’inquiètent aussi des risques à plus long terme : «la résilience face aux risques multiples est essentielle», affirment-ils. Ils appellent à ainsi à promouvoir une agriculture plus durable ou encore à accélérer le développement de «protéines alternatives» (similis végétaux, in-vitro...).
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