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Inflation alimentaire: les distributeurs doutent de l'efficacité de l'avancée des négociations

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Auditionnés à l’Assemblée nationale en prévision du projet de loi (PJL) sur l’inflation, le 20 septembre, des représentants de l’industrie et de la grande distribution s’accordent sur un point: l'avancement de la date de fin des négociations annuelles pour les grands industriels ne rimera pas forcément avec une baisse globale des prix en rayon pour les consommateurs. Le président-directeur général de Système U, Dominique Schelcher, juge la mesure proposée par le gouvernement «très intéressante», excepté que les premiers courriers reçus par l’enseigne «sont des demandes de tarifs à la hausse». «Les échanges que nous avons avec certaines multinationales nous font penser que les tarifs seront à la hausse», confirme Thierry Cotillard, président des Mousquetaires. «L’inflation est encore là», a déclaré le président de la commission «Commerce industrie» de l’Ania, Miloud Benaouda (Barilla). «Si certaines matières premières ont baissé: les huiles, les céréales (…). D’autres matières premières ont flambé: le sucre, le porc, le riz, les lentilles, les tomates», abonde le président de l’Adepale, Jérôme Foucault (Cofigeo). Outre les aliments, les transformateurs mettent en avant une hausse des autres postes de dépense (énergies, emballages, salaires, investissements, etc.).