Les industriels agroalimentaires sont «prêts» à faire la transparence sur leurs marges «à condition que l’exercice soit fait sur l’ensemble de la filière», a affirmé le président de l’Ania Jean-Philippe André devant la presse, le 28 novembre. «On perd beaucoup d’énergie à se justifier», déplore le porte-parole des entreprises, alors que l’encadrement des marges dans l’agroalimentaire a été mis à l’agenda parlementaire par le groupe La France insoumise-Nupes. L’Ania est opposée à un coefficient multiplicateur comme le propose LFI. «Par contre, toute démarche sérieuse de transparence ne nous pose absolument aucun problème, à condition qu’elle se fasse sur l’ensemble de la filière», assure Jean-Philippe André. Il est notamment revenu sur les données de l’Insee pour le premier trimestre 2023 qui donnent un taux de marge brute moyen de 48% pour les industries alimentaires. «Les chiffres de l’Insee sont justes, mais le périmètre n’est pas le bon», explique le président de l'Ania, qui précise que le taux prend en compte les marges des artisans commerçants comme les boulangers ou les boucheries. «Bercy a les résultats opérationnels du top 75 [périmètre envisagé dans un premier temps pour les négociations commerciales anticipées], ils voient très bien que ces entreprises ne sont pas à 48%», insiste-t-il.
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