Le ministre de l’Agriculture s’est rendu le 2 octobre dans des élevages des Landes et du Gers pour lancer la campagne de vaccination contre l’influenza aviaire. Celle-ci est désormais obligatoire pour tous les élevages de canards (au stade production) de plus de 250 têtes, soit 64 millions d’animaux. L’aboutissement d’un chantier amorcé début 2022 par Julien Denormandie et très attendu par les filières avicoles. La vaccination constitue «une réelle lueur d’espoir qui doit permettre de sortir de l’ornière sanitaire», résume le président du Cifog (interprofession du foie gras) Éric Dumas. «Ce dispositif de vaccination, avec toutes les mesures de surveillance qui lui sont associées, est une première mondiale», rappelle cet éleveur landais, qui a reçu le ministre dans son exploitation. De son côté, Marc Fesneau a salué «un soulagement pour les éleveurs et pour tous ceux qui les ont accompagnés dans ces périodes de crise». Devant la presse, le ministre a rappelé que «les éleveurs n’auront rien à avancer» pour cette première campagne: l’État prend en charge 85% du coût de la vaccination (96 M€ en tout). Tout en appelant pour la campagne suivante (2024-2025) à «trouver un équilibre économique», en construisant «un schéma où l’État [prendra] sa part et où d’autres [prendront] aussi leur part».
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