Pour faire face aux «tensions d'approvisionnement» sur certains ingrédients à base d'oeuf ou de volaille, dans un contexte d'épidémie de grippe aviaire, l'État va autoriser l'industrie agroalimentaire à changer temporairement les recettes de certains produits sans que les étiquettes ne le mentionnent dans l'immédiat, selon un communiqué de la DGCCRF (fraudes) publié le 29 août. Lorsque les mentions «sans OGM», «issu de l'agriculture biologique», «élevé sans traitements antibiotiques», «élevé en plein air» ou «origine France», ne sont pas respectées, l'information devra être «explicite» sur l'emballage en y ajoutant une étiquette ou en masquant la mention concernée par exemple. En revanche, quand la mention explicite n'est pas possible sur un produit qui bénéficie d'une dérogation, une simple mention "Derog" sera inscrite. Par exemple, dans un produit comme de la rillette de canard, l'Etat autorise à remplacer «une partie de la viande et/ou du gras de canard» par de la «viande et/ou du gras de poulet», sous réserve toutefois que le produit final «contienne un minimum de 40% de viandes de canard et 20% de gras de canard», détaille la DGCCRF.
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