Alors que la France a commencé le 2 octobre à vacciner les canards contre l’influenza aviaire, l’USDA (ministère américain de l’Agriculture) a annoncé, dans un communiqué du 29 septembre, des «restrictions» sur les importations de volailles, «ainsi que de canards vivants, œufs de canards et produits de canards non traités». En vigueur depuis le 1er octobre, cette décision s’applique aussi aux autres États membres de l’UE et à l’Islande, la Suisse, le Lichtenstein, ainsi qu’à la Norvège, en raison de «l’accès ouvert au marché commun européen». «La décision française de vacciner présente un risque d’introduire l’IAHP aux États-Unis», estime l’USDA, car la vaccination «peut masquer la circulation du virus IAHP chez les volailles». D’après la France agricole, les autorités canadiennes ont pris une décision similaire, estimant ne pas savoir «comment la France identifiera, tracera et contrôlera les reproducteurs vaccinés». L’exportation d’œufs à couver vers les États-Unis représentait «pratiquement 5 M€ en 2022», indique Yann Nédélec, le directeur d’Anvol (interprofession des volailles de chair) à l’hebdomadaire. «Nous exportons des canetons vers le Canada et surtout du foie gras cru. Le foie gras transformé n’étant pas concerné», selon la directrice du Cifog (interprofession du foie gras) Marie-Pierre Pé.
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